La rentabilité des gisements très éloignés des côtes et la conquête des eaux ultra-profondes appellent de nouvelles architectures et technologies. Des concepts clés de ces futurs développements serviront aussi l’émergence d’une nouvelle génération de projets conventionnels (onshore et offshore), à plus haute rentabilité dans un environnement de prix bas du baril.

Renforcer notre leadership en eaux profondes et l’entendre aux eaux ultra-profondes

Total est un opérateur de premier plan du Deep Offshore. Ce domaine, qui concentre aujourd’hui plus de 50 % de ses enjeux d’exploration et 45 % de sa production opérée, reste un levier majeur de croissance. Plusieurs projets en eaux profondes seront sanctionnés dans les deux prochaines années. De plus, dans le cadre de son Alliance stratégique signée avec Petrobras en 2016, Total est appelé à prendre des intérêts dans le Deep Offshore brésilien (Iara, Lapa).

 

Nous devons, aujourd’hui, consolider notre conquête du Deep Offshore mais aussi l’étendre à l’Ultra Deep Water, jusqu’aux confins de l’Abyssal Water. Avec, pour enjeux, le maintien de la croissance de nos productions sur notre portefeuille historique et la maîtrise de nouveaux prospects jusqu’à 4 000 mètres de profondeur d’eau, face à des environnements de production plus difficiles (Brulpada, Afrique du Sud) et une variabilité croissante de la nature des fluides, des conditions thermodynamiques, et de la taille des gisements (de petits satellites à des géants tel Libra au Brésil).

 

Cette mission met en jeu une longue chaîne technologique : l’élaboration de schémas de développements, la mise au point de technologies innovantes de production et de forage en Ultra Deep Offshore, la maîtrise du comportement physico-chimique des fluides et des écoulements multiphasiques et la mise au point de nouvelles solutions de surveillance et d’intervention pour les installations sous-marines.

 

Concevoir nos développements conventionnels du futur

Les équipements développés pour les nouvelles configurations de production en Deep Offshore, caractérisés par une robustesse et une fiabilité élevée, ne nécessiteront que des interventions ponctuelles. Ces qualités seront au fondement même des designs et des modes d’exploitation disruptifs d’une nouvelle génération d’actifs conventionnels en mer et à terre.

 

Nos cinq priorités techniques

Les travaux du Programme sont guidés par un objectif majeur : assurer la viabilité de nos projets industriels avec un baril à 50 $. Ce défi, stratégique pour la croissance future de nos activités dans un environnement marqué par la volatilité des cours du brut, se décline en 5 priorités techniques :

 

  • innover pour réduire les coûts de développement Deep Offshore que nous maîtrisons déjà technologiquement via la réalisation de développements entièrement sous-marins (subsea to shore ; satellite field to production centre) ;
  • faire émerger les technologies de rupture (disruptive technologies) qui nous permettront d’explorer et de développer économiquement des assets situés au-delà de 3 000 m de profondeur d’eau ;
  • concevoir les sites conventionnels du futur, opérés sans présence humaine continue, à plus haute rentabilité, sans aucun compromis sur leur opérabilité et leur sécurité ;
  • maintenir la performance de nos champs tout au long de leur vie en nous dotant de méthodologies et de technologies avancées d’inspection et de maintenance qui réduiront les coûts logistiques des opérations tout en optimisant la gestion de leur intégrité ;
  • délivrer des solutions toujours plus performantes pour garantir la maîtrise des risques industriels et de nos impacts sur l’environnement.

 

Quatre projets de R&D

Deep Offshore Development

Ce Projet sert notre ambition d’être un leader pour la conception de schémas de développement et de technologies pour les eaux ultra-profondes jusqu’à 4 000 mètres d’eau et pour les gisements distants de plusieurs centaines de kilomètres des côtes (longs tie-backs). Ses efforts portent sur :

 

  • la conception de nouvelles architectures
  • la fourniture de technologies de rupture, en particulier de nouveaux concepts de risers ou de nouveaux modes de pose plus économiques des pipes
  • les technologies de subsea processing et le basculement de l’hydraulique vers l’électrique, cruciales pour la conquête rentable de ces nouvelles profondeurs.

En parallèle, ce Projet s’emploie également à innover pour réduire les coûts de développements en Deep Offshore que nous maîtrisons déjà technologiquement (jusqu’à 3 000 m de profondeur d’eau ; tie-backs inférieurs à 50 km).

 

Flow Assurance

Sa mission est de confirmer notre place de leader dans la compréhension des phénomènes physico-chimiques et dans la modélisation d’écoulements multiphasiques. Ses travaux s’attachent, en particulier, à améliorer la compréhension des risques de dépôts liés aux propriétés physico-chimiques des fluides multiphasiques et à développer les outils de simulation pour accroître la fiabilité de nos prédictions dans ce domaine. Nous travaillons notamment à la poursuite du développement de LedaFlow®, code de simulation du transport multiphasique de nouvelle génération.

 

L’ensemble de ses travaux concourent à développer des solutions efficientes, répondant au principe du good enough design pour satisfaire l’atteinte de nos objectifs.

 

Asset Integrity

Le maintien de la bonne opérabilité et de l’intégrité des installations tout au long de la vie des champs en deep offshore constituent un enjeu majeur. Ce projet a pour objectif est de catalyser le développement de méthodes et d’outils innovants pour améliorer notre capacité à surveiller, inspecter, et si nécessaire, réparer rapidement les équipements sous-marins.

 

L’un des axes clés de nos travaux est celui de la mise au point de la robotique sous-marine autonome (AUV, Autonomous Underwater Vehicle), dévolue dans un premier temps à l’inspection des pipelines sous-marins, qui sera à la fois source d’optimisation des opérations d’inspection et de réduction de leurs coûts.

 

Next Generation Conventionals

L’enjeu de cette R&D est d’augmenter significativement la valeur de nos actifs conventionnels dans un contexte de prix bas du baril, en conciliant réduction des coûts techniques (CAPEX et OPEX), excellence opérationnelle et maintien des plus hauts standards HSE.

 

Dotés d’installations « allégées », opérées par des robots et contrôlées depuis des salles d’opérations distantes, ces sites au design simplifié ne nécessiteront plus de présence humaine en continu. Cette dernière sera limitée à celle de campagnes de maintenance planifiées et de courte durée.