Pour élargir l’exploration à des zones largement inexplorées et en réduire les risques, Total mise sur des technologies de rupture. Performantes et à faible impact environnemental, elles permettront de délivrer plus vite et à moindre coût des modèles de surface et de subsurface des zones difficiles à haute valeur ajoutée.

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Florent Bertini

R&D

Pour avoir une longueur d’avance sur l’exploration de zones complexes à fort potentiel

Plus de 50 chercheurs sont mobilisés sur ce Programme de R&D, en France, aux États-Unis et au sein d’équipes mixtes avec nos partenaires de recherche. Ils s’emploient à développer les méthodologies et les sauts technologiques pour mettre à la disposition de nos explorateurs et producteurs de véritables échographies quantitatives 3D du sous-sol et de la proche surface.

 

Cette ambition d’excellence se concrétise par une recherche opérée en mode leader ou pioneer sur toute la chaîne géophysique, de l’acquisition des données à leur traitement et à leur intégration, pour mieux imager, identifier et quantifier nos cibles exploratoires et nos gisements.

 

Il s’agit à la fois :

 

  • de renforcer et de diversifier notre socle d’expertises,
  • de concevoir des schémas et des outils d’acquisition géophysiques plus performants,
  • d’intégrer toutes ces informations (multi-échelle, multirésolution) par une imagerie multiphysique pour délivrer un modèle 3D intégré et quantitatif, de la surface et du sous-sol.

 

L’enjeu est de fournir rapidement à nos interprétateurs une information de qualité, gage d’un réel avantage compétitif, pour mieux comprendre et valoriser les ressources de domaines miniers complexes et d’accès difficiles, mal compris et sous explorés aujourd’hui. Les avancées qui seront réalisées sur ces cibles difficiles bénéficieront à tous les domaines stratégiques du portefeuille de l’EP, en exploration comme en management de réservoir.

 

Nos zones géographiques prioritaires

Nos efforts sont focalisés en priorité sur l’imagerie quantitative des zones terrestres ou marines de géologie complexe voire peu accessibles pour des raisons topographiques ou/et environnementales :

 

  • les zones onshore comme les  contreforts des massifs montagneux (foothills), domaine minier disponible et insuffisamment exploré constituent notre priorité n° 1 ;
  • les zones marines de transition entre terre et mer et les zones marines d’environnement sensible ;
  • le deep offshore, et en particulier les zones prospectives sous le sel.

Trois projets de R&D

Le Programme Earth Imaging est structuré en trois Projets de R&D, focalisés sur des techniques et des schémas innovants d’acquisition, de traitement et d’imagerie de données multiphysiques.

 

Remote Sensing

Ses travaux s’emploient à adapter et à développer de nouvelles technologies de télédétection (imagerie hyperspectrale, radar et lidar), aérospatiales et aéroportées, pour l’exploration pétrolière. Avec, pour enjeu de contribuer à une sélection toujours plus efficace de zones d’exploration d’intérêt, en particulier via le repérage d’indices naturels d’hydrocarbures, en offshore et onshore, et une meilleure maîtrise de la topographie et de la géologie de la proche surface.

 

La télédétection des suintements d’huile offshore, déjà opérationnelle par imagerie radar, doit être améliorée pour optimiser son efficacité et sa fiabilité. Le principal défi est celui de la télédétection des indices d’hydrocarbures en domaine onshore. Pouvant être confinés sur des extensions limitées à quelques centimètres ou décimètres, ces indices directs (suintements naturels d’hydrocarbures), ou indirects (sur la végétation ou les minéraux de surface), nécessitent de nouvelles techniques d’acquisition, de traitement et d’interprétation des données.

 

Appliquée à la caractérisation de la topographie et de la géologique de la proche surface, les techniques de télédétection serviront l’optimisation des acquisitions géophysiques, grâce à :

 

  • l’amélioration de la cartographie géologique, y compris sous couverture végétale dense
  • une meilleure adaptation de nos dispositifs d’acquisition à la nature des sols
  • une optimisation de l’imagerie sismique rendue possible par la détection et la caractérisation des faciès géologiques en surface qui perturbent l’acquisition des données sismiques et affectent la qualité de l’imagerie

Innovative Acquisition

L’enjeu de ce projet est de développer de nouvelles méthodes d’acquisition pour réaliser un véritable saut qualitatif et quantitatif dans l’imagerie des contreforts montagneux (foothills) et des zones de transition entre terre et mer.

 

Une R&D incrémentale, en particulier en domaine de foothills, ne peut suffire. C’est pourquoi nous travaillons au développement de METIS (Multiphysics Exploration Technology Integrated System), un système intégré et disruptif d’acquisition multiphysique, à très haut potentiel pour l’exploration et le développement des zones terrestre difficiles d’accès. Tout en fournissant, dans des délais très courts, des données 3D de haute qualité, il permettra de réduire les coûts, les risques opérationnels et l’empreinte environnementale des acquisitions.

 

En domaine offshore, y compris en zones de transition, nos efforts visent à réduire l’empreinte environnementale de nos acquisitions et à en améliorer la productivité. Nos travaux se concentrent en particulier sur le développement du Marine Vibrator. Source sismique de nouvelle génération, alternative aux canons à air, elle cumule plusieurs avantages potentiels :

 

  • une absence d’impact sur le bien-être et le comportement de la faune marine,
  • une utilisation possible en mode simultané de plusieurs vibrateurs,
  • une mise en œuvre possible dans les zones peu profondes

Quantitative Seismic Imaging

L’objectif de ce Projet est de développer les outils et les méthodes qui permettront de profiter pleinement des avancées de l’acquisition et d’accéder à une imagerie quantitative des propriétés de nos cibles, y compris dans les zones complexes. Pour y parvenir, nous développons les méthodes, les algorithmes et les outils qui permettront :

 

  • de tirer profit de toutes les informations présentes dans les traces des données sismiques via des techniques d’inversion simultanée de la vitesse et d’autres paramètres (densité, anisotropie, atténuation),
  • d’accéder au domaine de la propagation viscoélastique des ondes sismiques avec des temps de calcul acceptables, en valorisant des phénomènes élastiques considérés aujourd’hui comme du bruit ;
  • de dépasser les limites fondamentales des données sismiques en leur adjoignant l’information de données non sismiques, pour générer des modèles multiphysiques,
  • de maîtriser les incertitudes sur les quantités estimées.