L’environnement fait partie intégrante de notre modèle de développement. Sa préservation, condition nécessaire à la bonne conduite et à l’acceptabilité et de nos activités, devient aussi une source de compétitivité. En ligne avec nos engagements, nos expertises et nos savoir-faire s’inscrivent dans une démarche d’amélioration continue, fondée sur la transparence vis-à-vis de nos parties prenantes et sur la mise en œuvre de technologies toujours plus efficaces pour minimiser l’empreinte environnementale de nos développements.

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Frédérique Michaud

Environnement

Préserver l'environnement, une priorité de premier ordre

La montée en puissance des exigences environnementales

Réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, pollutions des ressources en eau … Face aux dommages des activités anthropiques sur l’environnement, les attentes des sociétés civiles et de nos parties prenantes se font plus fortes et les réglementations environnementales se renforcent de par le monde.

Les performances environnementales de nos projets et de nos sites pétroliers et gaziers constituent un critère décisif pour leur acceptation par les populations locales. Elles sont aussi une condition sine qua non pour obtenir les autorisations d’explorer ou de produire des hydrocarbures de la part de nos États hôtes. C’est pourquoi, chez Total, cette notion de performance environnementale est primordiale, et qu’elle est analysée avec le plus haut degré d’exigence.

 

Pour une énergie responsable

Nos engagements environnementaux servent l’ambition de Total de devenir la major de l’énergie responsable afin de globalement préserver l’équilibre climatique de la planète, et localement respecter mieux l’environnement.

Les meilleurs standards environnementaux, inscrits dans notre référentiel, sont appliqués partout où nous opérons, pour concevoir et développer des installations pétrolières et gazières à faible empreinte environnementale.

La transparence sur nos performances environnementales et nos objectifs de progrès ont valeur d’exigence tout autant que de gage d’amélioration. À l’œuvre à l’échelle locale de nos projets de développement via un dialogue régulier avec nos parties prenantes, elle l’est aussi à l’échelle globale. Ainsi, Total est la première major à avoir répondu en 2017 à l’enquête annuelle du CDP sur la gestion de l’eau des principales entreprises mondiales cotées en bourse.

 

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Une stratégie de performance environnementale

Des engagements forts pour l’environnement

L’enjeu climatique est pleinement intégré dans la stratégie du Groupe, avec l’objectif de participer à contenir le réchauffement climatique sous la barre de 2 °C à l’horizon 2100. Cet engagement  se concrétise aussi par une implication auprès de l’industrie et de la communauté internationale pour activer les leviers qui contribueront à résoudre l’équation climatique. Total a rejoint le Global Gas Flaring Reduction Partnership (GGFR) de la Banque mondiale dès 2002. Membre fondateur de l’Oil and Gas Climate Initiative (OGCI) lancée en 2014 pour œuvrer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), Total a été, la même année, la première compagnie pétrolière à soutenir l’initiative du GGFR pour éliminer le brûlage de routine du gaz associé à la production d’huile d’ici à 2030.

Le Groupe a pris un autre engagement : ne mener aucune activité d’exploration ni d’extraction de pétrole et de gaz dans le périmètre des sites naturels inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cela exclut également de ses activités toute exploration de champs de pétrole en zone de banquise arctique.

Enfin pour le développement de ses projets situés dans les zones protégées les plus sensibles (zones I à IV de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature ; zones humides de la Convention Ramsar), Total se singularise par la mise en œuvre systématique de Plans d’action biodiversité (PAB) qui renforcent nos procédures d’évaluation et de contrôle de nos impacts sur les écosystèmes locaux.

Partout où nous opérons, nous mettons en place les moyens nécessaires pour préserver la biodiversité, tout au long de la durée de vie de nos installations.

 

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Une prise en compte de l’environnement à tous les stades de nos opérations

La connaissance de l’environnement est la base de notre démarche. Car mieux connaître les risques permet de mieux les anticiper, et de tout mettre en œuvre pour les éviter. Avant chaque projet nous réalisons une étude d’impact environnemental qui nous permet d’obtenir :

  • une description détaillée de l’existant, ou Baseline ou analyse de l’Etat Initial
  • une évaluation précise des effets possibles de nos activités,
  • un plan de mesures pour en minimiser l’impact.

 

Cette étude dresse un état des lieux initial qui constitue une référence de la naissance d’un projet jusqu’à son abandon. Elle permet aussi de mesurer les impacts réels de nos installations et de nos activités, et de mettre en œuvre, si nécessaire, des mesures pour les réduire, les contrôler et potentiellement les compenser.

Chimistes, biologistes , écologues, géologues, hydrogéologues, géomaticiens, … Les expertises mises au service d’un management environnemental rigoureux sont intégrées dans des équipes multidisciplinaires, afin de prendre en compte les multiples problématiques à considérer.

Mais, au-delà, la protection de l’environnement est l’affaire de tous nos collaborateurs. Chaque année, de nombreuses formations sont ainsi dispensées pour assurer une diffusion des bonnes pratiques environnementales dans les opérations. Elles permettent notamment aux opérationnels de les intégrer dans leurs activités quotidiennes.

 

Une démarche d’amélioration continue

Les systèmes de gestion environnementale de tous nos sites opérés sont certifiés ISO 14001. L’application de cette norme, qui nous engage dans une démarche de progrès continue, a été étendue à toutes nos filiales opérées.

La même exigence d’amélioration, appliquée à l’efficacité énergétique de nos installations, nous a conduits à mettre en place un système de management de l’énergie basé sur le principe de la norme ISO 50001 sur nos principaux actifs opérés.

Ces engagements sont assortis d’objectifs de progrès clairs et publics sur la période 2010-2020 :

  • la baisse progressive de l’intensité carbone du mix énergétique du Groupe passera, notamment, par la réduction des émissions de GES sur son périmètre opéré :
    • via une baisse de 80 % du brûlage de routine du gaz associé, en vue de son élimination en 2030,
    • une amélioration de 1 % par an en moyenne de l’efficacité énergétique des installations  ;
  • la limitation de la teneur en hydrocarbures des rejets aqueux à moins de 30 mg/l pour les sites opérés offshore et 15 mg/l pour les sites terrestres et côtiers ;
  • la réduction de 50 % des émissions de dioxyde de soufre (SO2) dans l’air sur ses sites opérés.

 

Total a été précurseur dans l’évaluation de ses performances environnementales. Dès 2005, le Groupe s’est doté d’un outil développé en interne pour assurer l’estimation et la fiabilité des mesures du reporting. Déployé dans chacune de nos filiales et géré en centrale, cet outil commun assure la collecte des données de l’ensemble de nos sites de façon harmonisée et centralisée. Les règles sont les mêmes sur tous les sites. Là encore, la transparence est de mise : chaque année, nous rendons compte publiquement des résultats obtenus, des difficultés rencontrées et des actions à venir dans notre Rapport Climat.

 

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Des savoir-faire à la hauteur de nos engagements

Dès les années 2000, nous avons pris l’engagement de ne plus recourir au brûlage de routine dans la conception de nos nouveaux projets. En parallèle, nous réduisons chaque année ce brûlage sur les sites existants développés antérieurement. Avec une réduction d’environ 77 % réalisée entre 2010 et 2016, les résultats sont au rendez-vous.

L’absence de brûlage de gaz en routine sur tout nouveau développement repose sur la valorisation du gaz associé à nos productions selon des stratégies conçues au cas par cas, selon la localisation et les spécificités des champs. Ainsi, sur Moho Nord, entré en production en 2017 dans l’offshore profond du Congo, le gaz associé est utilisé pour l’alimentation de la génération électrique des installations de gas lift. Le surplus, attendu les premières années d’exploitation, est quant à lui exporté via le site voisin de Nkossa. Une redondance du compresseur Haute Pression de gaz permet également d’éviter tout brûlage de gaz lié à une éventuelle défaillance de cet équipement critique.

L’optimisation de l’efficacité énergétique a été l’une des lignes de forces de la conception de Moho Nord. Ce FPU tout électrique a été conçu pour générer la puissance nécessaire à son fonctionnement en minimisant la combustion de gaz, donc ses émissions de GES. La récupération de la chaleur des fumées des turbogénérateurs permet la production d’eau chaude, diminuant ainsi la demande énergétique.

Notre défi est aussi celui de l’élimination du brûlage de gaz sur nos champs existants. Par exemple, nous avons mis fin, en décembre 2014, au brûlage de routine sur Ofon, en production depuis 1997 dans l’offshore du Nigeria. Le gaz associé à la production d’huile y est désormais comprimé et exporté vers l’usine de liquéfaction Nigeria LNG. À la clé : le brûlage évité d’un million de m3 par jour. Ces enjeux sont d’autant plus importants sur nos anciens champs qui n’étaient pas conçus au départ pour valoriser le gaz associé.

 

Des technologies efficaces et économiques pour des rejets d’eau toujours plus propres

Une grande partie de l’eau que nous consommons dans nos processus de production est prélevée en mer. Principalement utilisée pour le maintien de pression des réservoirs, elle est réinjectée dans le sous-sol et n’a donc pas d’impact sur l’environnement.

La principale source de rejet dans l’environnement sont nos eaux de production, dont environ 50 % sont réinjectées. Pour nos opérations offshore, la réduction des coûts, du poids et de l’encombrement des procédés de traitement permettant d’atteindre les spécifications nécessaires à leur réinjection est essentielle pour soutenir une stratégie de recyclage de l’eau. En 2016, nous avons confirmé notre avancée sur cette problématique en validant la première technologie « 2 en 1 » du traitement d’eau. Baptisé FLEX, ce procédé de filtration fine développé et breveté par Total, permet de traiter eau de mer et eau de production, successivement ou conjointement, sur une seule et même unité de membranes céramiques. À la clé : une réduction très significative du poids, du volume et des coûts des unités de traitement.

La qualité de nos rejets d’eau dans l’environnement est un impératif. Nos résultats l’attestent : en 2017, la teneur en hydrocarbures de nos rejets aqueux était globalement de 17,7 mg/l en offshore et de 8,0 mg/l en onshore. On constate que 100 % de nos sites étaient conformes à nos objectifs de performance (30 mg/l offshore ; 15 mg/l onshore). En parallèle, et en ligne avec les nouvelles réglementations européennes, nous disposons des technologies et des méthodologies qui nous permettent des rejets sans toxicité significative sur les milieux marins.

 

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Des réponses adaptées à chaque milieu naturel pour protéger la biodiversité

Nous menons nos activités dans des écosystèmes très variés (deltas, toundra, deep et ultra deep offshore, etc.), parfois dans des environnements naturels sensibles. Dans tous les cas, la préservation de la biodiversité est l’un des objectifs clés de notre management environnemental. Notre démarche : Éviter – Réduire – Réhabiliter et si nécessaire Compenser, avec in fine, aucune perte nette voire quand on peut, un gain net de biodiversité.

La Baseline (ou analyse de l’Etat Initial) permet un inventaire des espèces et des écosystèmes présents sur notre zone d’intérêt. Cette étude est dressée très en amont du lancement de nos activités. D’abord établie à partir de bases de données ad hoc, elle se double d’observations de terrain réalisées avec des experts (par exemple : spécialistes des mammifères marins, spécialistes d’espèces protégées, ...).

De cet état des lieux et de la compréhension de nos impacts potentiels sur la biodiversité découle les plans d’actions et de monitoring qui permettront de limiter autant que possible nos impacts sur le vivant et d’en assurer le suivi au fil du temps. Nos parties prenantes (autorités, populations locales, ONG locales impliquées dans la protection de l’environnement, agences régionales de l’environnement, etc.) sont étroitement associées à ce processus.

 

Les Plans d’action biodiversité pour zones sensibles

Nous nous sommes engagés à avoir des Biodiversity Action Plans (BAPs) dans des zones sensibles comme les aires protégées IUCN I-IV et les sites Ramsar.

Avec les Plans d’action biodiversité, la préservation du vivant devient un volet stratégique à part entière de notre gestion de l’environnement. Nous mobilisons les expertises de spécialistes de la biodiversité pour recenser les espèces sensibles et définir les actions pour les préserver.

Ainsi, au Gabon, l’inventaire des espèces présentes sur la zone d’Atora a été réalisé avec l’appui des spécialistes de The Biodiversity Consultancy, de WWF Gabon et de la Wildlife Conservation Society qui ont sillonné le bloc pour les identifier et les dénombrer. Une quarantaine de « caméras pièges » ont été installées sur toute la zone pour photographier automatiquement les animaux passant à leur proximité. Le dialogue avec nos parties prenantes locales engagé sur la base de cet inventaire nous a conduits, notamment, à contribuer au plan de lutte national contre le braconnage via un système de sécurité déployé sur notre licence.

La transparence vis-à-vis de nos parties prenantes locales sur notre gestion de la biodiversité est également de mise à l’international. Nous accordons, en effet, une grande importance à la restitution de nos résultats dans des publications et congrès scientifiques, pour contribuer à l’enrichissement des savoirs sur la biodiversité et sur sa gestion responsable.

 

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Pollution accidentelle : anticiper pour réagir efficacement

Tous nos sites présentant un risque de pollution accidentelle importante d’eaux de surface disposent d’un plan antipollution opérationnel. L’objectif : assurer la réponse la plus efficace à un déversement accidentel d’huile pour en limiter les conséquences. Propre à chaque site, adapté à son organisation et à son environnement, ce plan est revu et testé dans le cadre d’exercices réguliers.

Depuis 1991, nous disposons de notre propre base d’assistance et d’intervention : le FOST (Fast Oil Spill Team) basé dans le sud de la France. Son équipe de techniciens peut intervenir en urgence dans les eaux européennes et d’Afrique de l’Ouest et y déployer du matériel complémentaire aux équipements locaux pour lutter contre une pollution. Ses experts diffusent leur savoir-faire lors de formations de nos équipes locales et d’exercices pratiques.

 

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Expertises et technologies de pointe en offshore profond

Opérateur majeur du deep offshore, nous avons développé des savoir-faire et des technologies spécifiques pour réagir efficacement dans cet environnement.

• En 2013, nous avons réalisé un exercice de grande ampleur en Angola simulant une fuite massive d'hydrocarbures par grande profondeur. D'une envergure sans précédent, il a nécessité un an de préparation avec les autorités locales et des partenaires industriels. Mobilisées durant trois jours, équipes locales et internationales ont déployé des moyens considérables (images satellites, bateaux, avion, hélicoptères, etc.) et testé des technologies innovantes. Cet investissement important a démontré la bonne réactivité et l'efficacité de notre réponse opérationnelle.

• Fruit de notre R&D, l’outil de modélisation Spill Watch nous a permis de franchir un saut qualitatif de premier ordre dans la fiabilité et la précision de nos prévisions de dérives de nappes d’hydrocarbures. Intégrant acquisition de données océano-météo en quasi-temps réel, images satellites et modélisation de dérive des nappes, il consolide l’efficacité de nos plans d’intervention, de leurs moyens et de leur localisation.

• Pour remédier à une potentielle éruption d’hydrocarbures en cours de forage, nous disposons depuis 2014 d’équipements de fermeture de puits en fond de mer (subsea capping) et de captage de fuite (subsea containment) développés avec l’Oil & Gas, positionnés en différents points du monde (Afrique du Sud, Brésil, Singapour, Norvège) et mobilisables rapidement en cas d’accident. En complément, nous avons conçu et développé notre propre système de capping, le Subsea Emergency Response System. Positionnés en Angola depuis 2015 et en République du Congo depuis 2016, ces équipements permettent de couvrir potentiellement toute la région du golfe de Guinée.

Un investissement soutenu pour l'innovation technologique

Notre R&D travaille au développement des solutions innovantes pour relever les défis soulevés par la stratégie environnementale volontariste du Groupe. Elle s’emploie à délivrer :

  • des procédés qui nous permettront d’améliorer à moindres coûts la qualité de nos rejets et de nos émissions et de réduire les impacts de nos activités sur l’air, dans l’eau et sur les sols ;
  • des technologies avancées de monitoring pour optimiser la mesure et le suivi de ces impacts et démontrer à nos parties prenantes la faible empreinte environnementale liés à l’activité de nos sites sur l’environnement.

 

Relever les défis de la maîtrise des coûts

Dans un contexte de volatilité des prix du baril, réduire les coûts des procédés et des technologies dévolues à la maîtrise de nos impacts environnementaux est indispensable pour permettre leur intégration en routine dans nos installations.

Cette problématique est, en particulier, décisive pour accélérer le déploiement des technologies de captage, utilisation et stockage du CO2 (CCUS), indispensable pour atteindre la neutralité carbone au cours de la seconde moitié du siècle, en particulier grâce à la baisse des coûts de capture.

Notre projet pilote de Lacq (captage par oxycombustion et stockage dans un réservoir à gaz déplété), mené de 2010 à 2013, nous a permis d’acquérir une expertise précieuse. Aujourd’hui, nous intensifions nos efforts, au travers de partenariats avec des acteurs du secteur et des universités pour participer à l’optimisation des technologies déjà existantes, mais aussi pour reprendre la recherche très en amont afin de déboucher sur de nouvelles solutions beaucoup moins coûteuses. Notre participation à l’OGCI s’inscrit dans cette logique, ainsi que l’accord signé en 2017 avec le ministère norvégien de l’Énergie, Shell et Statoil pour intégrer le Technology Centre Mongstad (TCM). Les installations de taille industrielle du TCM seront mises à profit pour améliorer les processus de capture du CO2 et leur fiabilité, tout en réduisant les coûts et leur impact environnemental.

Cet objectif de baisse des coûts est tout aussi crucial pour les technologies de traitement garantissant l’absence d’impacts nocifs des rejets d’eau sur le milieu marin. Nous avons franchi une étape importante dans cette voie avec notre procédé de traitement biologique BIOMEM, testé en pilote en 2017. Beaucoup plus compact que les procédés biologiques classiques, il accélère considérablement la vitesse d’épuration des eaux de production et diminue considérablement le coût de cette étape clé de retrait des composés dissous.

 

Vers des solutions de monitoring in situ et en continu

Notre capacité à démontrer l’absence d’impacts environnementaux s’impose comme une condition sine qua non pour l’acceptabilité de nos opérations. La mise au point d’une nouvelle génération de technologies de monitoring in situ et en continu de la qualité des eaux (de surface et souterraines) et de l’air concentre, logiquement, une part importante de nos efforts de R&D.

Nous sommes, par exemple, très investis sur la problématique de la détection et de la mesure des émissions de méthane, essentiellement liées à des déperditions ou de rejets de sécurité. Le méthane est en effet un GES dont le potentiel de réchauffement global est supérieur à celui du CO2. L’enjeu est double : il s’agit d’optimiser la détection au plus près des sources potentielles de fuite pour y remédier plus rapidement, et d’améliorer la précision de nos mesures dans l’environnement de nos sites. Pour répondre à ces besoins, nous misons sur trois types de technologies : l’imagerie hyperspectrale, le laser (Lidar) et le drone détecteur de méthane. Sur ce dernier sujet, nous travaillons à la miniaturisation d’un spectromètre compact à diode laser dont la sensibilité (de l’ordre de 1 partie par milliard) et la fréquence de mesure (3/seconde) répondent pleinement à nos besoins pour monitorer un site.

En matière de monitoring de la qualité des eaux à proximité de nos installations offshore, un pilote de démonstration lancé en 2017 sur le site d'ABK (Abu Dhabi) devrait confirmer les remarquables performances de la valvométrie haute fréquence non invasive. Cette technique innovante de biomonitoring en continu et en temps réel est fondée sur l’extrême sensibilité de mollusques bivalves aux stress environnementaux. Des mini-capteurs sur les valves des mollusques vont mesurer les périodes  d’ouverture et fermeture des valves et permettront ainsi de dire si les mollusques subissent un stress ou pas.

Et ce ne sont là que quelques exemples d’une stratégie volontariste d’innovation, au service d’une énergie responsable préservant les équilibres environnementaux à l’échelle locale comme à l’échelle globale.

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