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Si disposer des procédures et des ressources nécessaires est essentiel pour faire face efficacement à tout accident industriel, les tester est incontournable. C’est pourquoi nous avons conduit en 2013 un exercice de très grande ampleur simulant l’irruption d’un puits entraînant une fuite d’hydrocarbures sur le bloc 17 en Angola. Baptisé Lula, l’exercice, qui a nécessité une année de préparation, fut une première pour l’industrie pétrolière et gazière. Rencontre avec Sylvain Degraeve, Crisis & Emergency Response Advisor pour Total, avec une question : quelles leçons tirer de Lula, 5 ans après ?

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Sylvain Degraeve

Sécurité

Pouvez-vous nous rappeler les objectifs de Lula ?

Les objectifs étaient multiples et de par son ampleur, cet exercice nous a permis de tester notre capacité à gérer une fuite majeure d’hydrocarbures en offshore profond. Nous avons ainsi confirmé l’importance d’un Incidence Management System (IMS) pour coordonner la réponse de la filiale et des parties prenantes nationales ainsi qu’internationales. Au cours de cet exercice, nous avons également pu déployer, en temps et conditions réels, différents outils pour endiguer une fuite au niveau de la tête de puits et une nappe d’huile de grande taille en surface. Notamment le SSDI (Subsea Dispersant Injection), que nous utilisions pour la première fois.

Quelles conclusions opérationnelles avez-vous tirées de cet exercice d’endiguement de la nappe d’hydrocarbures ?

Nous avons testé à cette occasion, et pour la première fois à cette échelle, le déploiement opérationnel du SSDI. Jusqu’à présent, on traitait l’huile uniquement à son arrivée en surface. Grâce à cet outil innovant, on peut diffuser le dispersant au plus près de la fuite d’huile au niveau de la tête de puits sur le sea bed tout en garantissant un impact moindre pour l’environnement.

Autorisations administratives, acheminement depuis l’aéroport jusqu’au site offshore (tête de puits), quantification du volume nécessaire pour une utilisation optimale, … : autant d’étapes que cet exercice nous a permis de valider, et qui nous feront gagner un temps précieux, si à l’avenir nous devions utiliser cet outil.

LULA a également été l’occasion de tester le Mutual Emergency Assistance Agreement Between Oil Operators in Angola, une convention d’appui mutuel prévoyant la mise en commun de moyens matériels et techniques entre les parties signataires (BP, Cabinda Gulf Oil Company Limited, ENI, ESSO, SONANGOL).

Nous avons enfin renforcé nos relations avec les associations locales, pour une meilleure protection des zones sensibles du littoral et de la faune.

Concernant le mode de gestion de la crise, qu’est-ce que Lula a apporté à la filiale EP en Angola ?

Nous avons consolidé notre processus de gestion de crise, en nous appuyant sur l’IMS, à cette occasion. Une démarche qui s’inscrit dans la durée puisque nous organisons depuis Lula un exercice de moyenne ampleur par mois, et un de grande ampleur une fois par an.

De véritables experts de la gestion de crise encadrent à présent tous nos exercices : ils élaborent les scénarios à l’avance et vérifient pendant le déroulement les actions de chacun pour identifier les points à améliorer. Pour chaque simulation, nous établissons un plan d’actions correctrices, également partagé avec le Groupe.

L’identification et la différenciation entre nos cellules opérationnelles de gestion d’urgence et de crise sont désormais clairement posées. Egalement, nous disposons à présent de neuf salles connectées, qui nous permettent une vision globale en temps réel de l’ensemble de nos installations. Par exemple, au cours de Lula, nous avons suivi les actions réalisées au niveau de la tête de puits, grâce aux ROV déployés. Sans oublier le recours à des drones pour les reconnaissances aériennes.

Notre système d’astreinte a également été testé. Au sein de la filiale angolaise, nous avons ainsi consolidé les postes de Duty Manager et d’Oil Spill Advisor. Le premier poste est confié à des professionnels de l'urgence et de la gestion de crise et le second est occupé par des spécialités de l'Oil Spill.

Quelles sont les suites de Lula aujourd’hui, pour la filiale de l’EP en Angola mais aussi pour le Groupe ?

Piraterie, collision entre tankers et FPSO, feu sur nos installations… : depuis Lula, nous renforçons la maîtrise de tous nos risques en travaillant sur une quinzaine de scénarios de crise. Sachant que nous complexifions toujours plus les exercices, et mettons en œuvre des moyens techniques toujours plus innovants. Si en 2013, nous ne disposions que de ballons captifs pour les reconnaissances aériennes, nous travaillons désormais à la mise en place d'un drone, primé au concours "Best Innovators" et à l’international.

Avant Lula, notre référentiel interne relatif à la gestion de l’urgence et des crises n’était pas basé sur l’Incidence Management System (IMS). Reconnaissant son efficience dans la gestion d’incidents à grande échelle, complexes et prolongés, le Groupe a donc récemment validé la généralisation de l’IMS à l’ensemble des filiales. Référence en interne, TEP Angola accueille aujourd’hui nos experts du siège pour les former dans ce domaine.

 

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